Projet de conception institutionnelle en cours d’élaboration

Répondre aux besoins présents et anticiper les défis futurs, tout en préservant le vivant.

"Société, équité et vivant" tente de réinventer un modèle de société qui s’essouffle. Dignité humaine et préservation du vivant guident ses réponses aux besoins présents et aux défis futurs.

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Une main touche délicatement une jeune pousse de conifère.

00 / Les repères

Constat actuel

Comprendre les défis d’aujourd’hui pour mieux préparer notre avenir.

Des arbres morts se dressent dans une forêt sous un ciel bleu.
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Signer des accords ne suffit manifestement pas à protéger notre avenir.

L’objectif de ralentir la perte de biodiversité d’ici 2010 n’a pas été atteint. En 2020, aucun des vingt objectifs d’Aichi n’était pleinement réalisé à l’échelle mondiale ; six l’étaient partiellement. En 2025, dix ans après l’accord de Paris, le PNUE estimait que les politiques en place conduisaient à un réchauffement d’environ 2,8 °C au cours du siècle, au-delà de l’objectif de rester nettement sous 2 °C et de poursuivre les efforts vers 1,5 °C. Cette projection peut encore être infléchie par le renforcement des politiques.

Tours et installations d’une raffinerie de pétrole.
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Des milliards de dividendes fossiles. Au Soudan, l’équivalent de 0,7 % financerait six mois d’aide alimentaire du .

En 2025, Saudi Aramco a versé 85,5 milliards de dollars de dividendes, issus d’une activité centrée sur les énergies fossiles. La même année, ExxonMobil a versé 17,2 milliards de dollars et Chevron, 12,8 milliards de dividendes. Ces trois groupes tirent leurs revenus principalement du pétrole et du gaz, dont l’utilisation contribue au réchauffement et à la dégradation des écosystèmes. Seulement 0,7 % environ des dividendes du premier cité auraient suffi à couvrir les 600 millions de dollars demandés en octobre 2025 par le Programme alimentaire mondial pour six mois d’assistance au Soudan, afin d’étendre son aide à environ 8 millions de personnes par mois.

Cette comparaison porte sur le financement ; l’acheminement de l’aide reste tributaire du conflit et de l’accès aux populations.

Des mains travaillent sur le clavier d’un ordinateur portable.
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Penser dès maintenant l’avenir du travail pour prévenir une crise sociale.

En 2025, l’Organisation internationale du travail estimait qu’un travailleur sur quatre dans le monde exerce une profession présentant un certain degré d’exposition à l’IA générative. Cette exposition ne signifie pas la disparition de ces emplois : l’OIT envisage davantage leur transformation que leur remplacement intégral. Le projet propose d’anticiper les conséquences sur les métiers, les revenus et les conditions de travail : organiser la formation, sécuriser les transitions professionnelles et débattre du partage des gains de productivité, y compris sous forme de temps libéré, lorsqu’ils se concrétisent.

La Terre et ses formations nuageuses vues depuis l’espace.
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Utiliser la puissance de l’IA pour prendre des décisions plus réfléchies.

L’IA permet déjà de mobiliser de vastes ensembles de données pour explorer plusieurs futurs possibles. En météorologie, GenCast a été entraîné sur quarante ans de données et simule plus de 80 variables à l’échelle mondiale. Il produit une prévision sur quinze jours en environ huit minutes, et peut calculer plusieurs scénarios en parallèle avec les ressources nécessaires. Le projet propose de mettre cette puissance d’analyse au service des besoins de la population : croiser les données, comparer les solutions et confronter leurs effets au terrain pour améliorer les décisions.

Le dôme du Capitole des États-Unis et un drapeau américain, à Washington.
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Les intérêts personnels d’un chef d’État ne devraient pas décider de l’avenir de tous.

Aux États-Unis, Donald Trump a engagé un nouveau retrait de l’accord de Paris, effectif le 27 janvier 2026. En Allemagne, l’AfD est passée de 10,4 % à 20,8 % des secondes voix entre les élections fédérales de 2021 et 2025. Dans ses rapports de 2025, la Commission européenne constatait des menaces non corrigées sur le pluralisme des médias en Hongrie et rapportait des inquiétudes sur l’indépendance des médias publics en Italie, malgré des progrès sur leur financement. Ces évolutions nourrissent une inquiétude à l’origine du projet : la place accordée au climat, aux droits et aux contre-pouvoirs dans les priorités politiques. Le projet propose d’évaluer toute politique selon ses effets sur les droits, l’équité et le vivant, y compris non humain, à l’échelle mondiale et sur plusieurs générations, au-delà des intérêts d’un dirigeant, d’un parti ou d’un seul pays.

Un résultat électoral n’est pas un bilan de gouvernement ; ces exemples ne démontrent ni un échec global de ces courants ni une diffusion causée par Trump. Le projet recherche une méthode impartiale, avec des finalités explicites soumises au débat démocratique, plutôt que des objectifs supposés neutres.

01 / Les orientations

Ce que le projet propose

Quatre priorités de conception · modalités à éprouver

Penser au-delà du prochain mandat

Pourquoi ? Un bénéfice immédiat peut coûter plusieurs décennies de dégradations. Le projet veut protéger les conditions de vie des générations à venir.

Comment ? Comparer les effets à court, moyen et long terme et publier les coûts différés.

Quoi ? Des études d’impact à long terme, publiées et auditées avant les décisions majeures.

 En savoir plus : le long terme

Préserver les conditions du vivant

Pourquoi ? À l’échelle mondiale, les politiques climatiques évaluées en 2025 restaient insuffisantes pour respecter l’accord de Paris ( ONU Environnement). Le projet veut protéger durablement humains, espèces et écosystèmes.

Comment ? Évaluer les impacts sur le climat, l’eau, les sols et la biodiversité, en répartissant équitablement les efforts.

Quoi ? Des budgets écologiques contraignants : des plafonds d’émissions ou de prélèvements. Les politiques incompatibles seraient corrigées ou refusées, sauf exception encadrée.

 En savoir plus : le vivant

Relier dignité, équité et durabilité

Pourquoi ? En 2025, 8,8 % de la population de l’Union européenne ne pouvait pas chauffer suffisamment son logement ( Commission européenne). Une transition durable doit permettre de vivre dignement.

Comment ? Organiser le partage des revenus, patrimoines et gains de productivité pour financer la sécurité matérielle et la transition, en préservant les libertés individuelles.

Quoi ? Un socle vital garanti indépendamment de l’emploi : logement, alimentation, eau, énergie, soins, mobilité et internet, avec recours si l’accès est insuffisant.

 En savoir plus : le socle vital

 En savoir plus : le partage des richesses

Anticiper les transformations

Pourquoi ? Une rupture d’approvisionnement ou une automatisation mal accompagnée peut fragiliser l’essentiel. Le projet veut préparer les risques avant la crise.

Comment ? Comparer les scénarios, préparer les compétences et tester les services essentiels en crise. Financer les protections sans dépendre de gains d’IA espérés.

Quoi ? Des plans de continuité des services essentiels : stocks de secours, approvisionnements de remplacement et formations pour accompagner les changements de métier.

 En savoir plus : la préparation aux crises

 En savoir plus : les transformations économiques

02 / Les responsabilités

Comment les décisions seraient prises

Architecture proposée · responsabilités séparées

Ces orientations supposent cinq fonctions aux pouvoirs distincts.

Les citoyens et le Parlement choisissent les priorités

Pourquoi ? En 2025, dans 33 pays de l’OCDE, 52 % des adultes estimaient ne pas avoir voix au chapitre en moyenne ( OCDE). Le projet veut ouvrir d’autres choix politiques face aux enjeux présents et futurs.

Comment ? Le vote et les assemblées citoyennes fixeraient les priorités et le partage des efforts. Le Parlement voterait lois et budgets parmi les solutions validées scientifiquement. Les propositions citoyennes recevraient une réponse justifiée et un suivi public.

 En savoir plus : la démocratie

Une expertise pluraliste évalue les scénarios

Pourquoi ? Pour éclairer la faisabilité des choix, sans confondre expertise et arbitrage démocratique.

Comment ? Examiner les effets croisés et différés, publier hypothèses, incertitudes et désaccords. La validation porterait sur la compatibilité avec les contraintes établies ; elle ne garantirait ni les résultats ni la justesse des choix politiques. Une contre-expertise pourrait conduire à réviser un scénario.

Quoi ? Un consortium scientifique indépendant, réunissant plusieurs disciplines et pays, validerait les scénarios. Rotation des mandats, déclaration des conflits d’intérêts et audit externe encadreraient son travail.

 En savoir plus : les institutions

Une IA conseille sous responsabilité humaine

Pourquoi ? Pour disposer d’une aide à l’analyse sans lui déléguer le pouvoir.

Comment ? Les recommandations de l’IA seraient vérifiables et contestables. Un responsable humain expliquerait et assumerait chaque décision. L’IA ne pourrait ni gouverner ni attribuer une note générale aux citoyens.

 En savoir plus : l’IA publique

 Découvrir le rôle de l’IA

Le gouvernement et les administrations mettent en œuvre

Pourquoi ? Traduire les décisions en actes vérifiables, sans sélectionner les conclusions politiquement commodes.

Comment ? Le gouvernement ferait appliquer les décisions sous contrôle du Parlement. Responsables, budgets, délais et résultats seraient publics. Modifier un scénario demanderait une nouvelle expertise indépendante. Les contacts avec les lobbies seraient déclarés, les influences cachées sanctionnées.

 En savoir plus : la mise en œuvre

L’audit et la justice exercent des contrôles distincts

Pourquoi ? Pour protéger les droits et limiter les abus de pouvoir.

Comment ? L’audit contrôlerait données, méthodes et conflits d’intérêts, séparément de l’expertise et de l’exécution. Il pourrait demander la suspension d’un modèle défaillant. La justice protégerait les droits : recours individuels ou collectifs, y compris en urgence, et possibilité de suspendre une mesure, même scientifiquement validée.

 En savoir plus : l’audit indépendant

 En savoir plus : les droits et les recours

03 / L’intelligence artificielle

Une IA pour éclairer le long terme

L’ambition est de comparer davantage de trajectoires sur plusieurs décennies, sans carrière électorale à défendre.

Pourquoi ? Alimentation, agriculture, carbone, énergie, économie, santé, logement et biodiversité sont liés. Une IA pourrait aider à repérer leurs interactions et les effets indirects qu’une étude isolée laisserait de côté.

Comment ? Associer données vérifiées, connaissances scientifiques et expériences historiques à des modèles de simulation. Par exemple, comparer des rénovations selon les loyers, l’énergie et la santé, ou l’automatisation selon l’emploi et les revenus. Recommander les options les mieux justifiées, en publiant hypothèses, incertitudes et répartition des coûts.

Ne pas chercher de votes ne signifie pas être sans biais. Données, objectifs et concepteurs peuvent orienter les résultats. L’utilité de ces analyses reste à démontrer, par comparaison aux méthodes existantes et confrontation aux résultats réels.

Aucun score ne définit seul ce qui est juste. Dignité, libertés, équité et protection du vivant restent les finalités du projet, avec des arbitrages démocratiques.

 En savoir plus : l’IA et les arbitrages de long terme

04 / La suite du travail

Les prochaines étapes de conception

Les bénéfices attendus du modèle restent à vérifier.

Préciser les mécanismes économiques

Pourquoi ? Pour traduire le partage des richesses en accès effectif aux besoins essentiels.

Comment ? Étudier redistribution, investissement et ressources disponibles : soins, énergie, compétences, infrastructures.

 En savoir plus : le financement

Construire le passage au nouveau modèle

Pourquoi ? Pour préserver les droits et les services essentiels.

Comment ? Définir les étapes juridiques et démocratiques, leurs coûts et les conditions de généralisation.

 En savoir plus : la transition

Vos compétences peuvent faire avancer le modèle.

Votre expertise ou votre expérience de terrain peut révéler une hypothèse fragile ou une interaction oubliée.

Voir comment contribuer

05 / L’origine

D’où vient cette démarche

Le projet naît du sentiment qu’aucun parti actuel ne porte une vision d’ensemble satisfaisante, reliant besoins présents, long terme et vivant.

Pourquoi ? Hypothèse du projet : la compétition électorale favorise parfois l’image et les intérêts organisés ; l’alternance seule ne corrige pas le court-termisme.

Comment ? « Se plaindre, c’est une chose ; faire une proposition, c’est mieux ! » Construire un modèle de gouvernance sans créer de parti. Le dépôt public permet la critique et la révision ; l’IA aide à rédiger, sans remplacer jugement humain et validation.

 En savoir plus : l’origine du projet

06 / Participer au projet

Construisons la suite

Une contradiction, une source, une autre piste ? Sur GitHub, indiquez le passage concerné et expliquez votre proposition. Vous pouvez participer sans modifier de fichier ; le guide en français explique aussi comment soumettre une correction du texte.

Signaler une piste ou un problème

Proposer une modification : le guide

07 / Explorer les documents

Les thèmes déjà abordés

Le projet documente déjà les thèmes suivants. Chaque lien ouvre le chapitre correspondant dans le dépôt public.

Une trame commune pour examiner chaque proposition

Les chapitres thématiques présentent généralement : pourquoi le document existe, le constat actuel, les objectifs, la proposition, sa justification, les alternatives étudiées, les critiques, les questions ouvertes et ce qui pourrait faire changer le projet d’avis.

Des ressources transversales complètent cette lecture :

08 / Les inspirations et initiatives

Des pistes pour penser autrement

Garantir une vie digne, préserver le vivant et donner une place au temps long : plusieurs démarches explorent déjà ces questions. Voici quelques références pour prolonger la réflexion.

  • Inspiration déjà recensée

    The Shift Project

    Penser la décarbonation comme une transformation d’ensemble : énergie, alimentation, logement, mobilité et emploi. Ses travaux inspirent la recherche de trajectoires chiffrées, cohérentes entre secteurs et ancrées dans les contraintes physiques.

     Découvrir leurs travaux
  • Cadre de réflexion

    L’économie du Doughnut

    Répondre aux besoins de chacun sans dépasser les limites de la planète. Un cadre qui rapproche justice sociale et conditions écologiques.

     Découvrir le modèle Page en anglais
  • Inspiration déjà recensée

    Les générations futures au pays de Galles

    Donner une place institutionnelle aux personnes qui vivront après nous. Le commissaire accompagne et interpelle les organismes publics sur leurs engagements de long terme.

     Découvrir cette institution Page en anglais
  • Association à découvrir

    Democracy International

    Renforcer la participation citoyenne aux décisions, y compris à l’échelle européenne. Une démarche à explorer pour dépasser le seul rendez-vous électoral.

     Découvrir leurs initiatives Page en anglais

Ces références éclairent certains aspects du projet. Elles n’impliquent ni partenariat, ni soutien, ni accord sur l’ensemble du modèle.